Abidjan, le 03 novembre 2026 – Le mois d’octobre s’est achevé, mais la mobilisation ne doit pas faiblir. Si les campagnes annuelles permettent de libérer la parole, la lutte contre la maladie est un engagement de chaque instant. Plus que jamais, l’information et le dépistage des cancers féminins doivent rester au cœur des priorités de santé publique pour sauver des vies au quotidien.
L’ONG FFSA, Fondation Femmes Shunamites en Action, qui œuvre dans la lutte contre ces cancers et dans l’autonomisation de la femme en zone rurale, a organisé sa traditionnelle « Journée Rose » qui couronne ses activités de ce mois-ci. C’était le samedi 31 octobre au Stade de l’Université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan Cocody.
Fitness et autres activités sportives, sensibilisation et conseils des praticiens et dépistages des deux cancers étaient au cœur de cette belle journée qui, malgré le soleil, a enregistré une très forte participation des femmes. Plus d’un millier de femmes et de jeunes filles n’ont pas voulue se faire conter le moment. C’est en long file qu’elles prenaient place aux différents emplacements prévus.

Pour Sylvie Beugret PHOX, Présidente de la Fondation Femmes Shunamites en Action, après ce mois dédié à l’accentuation de la sensibilisation, il faut que le travail de terrain continue. Les actions de son ONG, c’est pour donner la chance à toutes les femmes, surtout celles en milieu défavorisé, de bénéficier de prestations qui pourraient les aider à continuer de vivre.
C’est pourquoi, « elle se réjoui de la très forte mobilisation des femmes, et aussi des hommes, à cette activité ». La preuve, selon elle, que le chemin emprunté est bon.
Comme dit plus haut, les femmes ont pu bénéficier, au-delà du dépistage, des conseils pour une meilleure auto prise en charge par des professionnels de la santé.
Dr ASSI Kacou Héloïse, médecin du travail et de prévention, leur a parlé des deux maladies et comment faire pour en être préservée.
Le cancer du sein, selon ses explications, est hormonal dépendant, c’est-à-dire que pour beaucoup c’est le fort taux d’hormones qui perturbe le fonctionnement des cellules de la femme.

Ainsi, la jeune fille qui a ses menstrues déjà à l’âge de 9 ans est sujette à la maladie car, à cet âge, l’organisme n’est pas prêt à supporter cet état.
On a aussi le cas de l’âge tardif de la ménopause, 54 ans, l’utilisation abusive de la cigarette et de l’alcool. Un autre facteur de risque, c’est le volet héréditaire. La personne qui a eu un membre de la famille sujet de la maladie, est aussi une potentielle sujette du cancer de sein.
Une bonne alimentation, une vie saine et des activités physiques régulières sont de bons moyens de prévention, selon elle.
Pour le Col de l’Utérus, la situation est plus compliquée car la maladie, qui est causée par le papillomavirus, peut vivre pendant très longtemps dans le col de la femme, attendant une désorganisation cellulaire provoquée par les infections à répétition, pour agir. La spécialiste a donc invité les femmes à ne pas hésiter à faire vacciner les filles, dès leurs jeunes âges, mais aussi à adopter, là aussi des hygiènes de vie.
Cette journée a bénéficié de l’appui de la Direction des Sports de Masse et du Genre, DSMG, du Ministère des Sports et du cadre de vie. Mariam Touré épouse Anon, la Directrice Générale, avait là une occasion de sensibiliser des femmes présentes à la pratique régulière du sport. Elle a personnellement supervisé les compétitions au programme et la remise des récompenses aux vainqueures. Il est prouvé que la pratique régulière d’activités sportives aide à une meilleure santé, a-t-elle dit.

Cette édition d’Octobre Rose 2026 a aussi bénéficié de l’accompagnement des différents partenaires de la Fondation Femmes Shunamites en Action. Parmi ceux-ci, on peut citer celui qui, dès les premiers moments, leur a fait confiance. Il s’agit de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, BRVM. Une équipe, représentant cette structure, était là et a réaffirmé le soutien aux actions de l’ONG. Pour Siamalé Roseleine épouse YAO, le travail que réalise l’ONG est satisfaisant et répond aux aspirations de la structure, qui se veut un outil de promotion de l’écosystème socio-économique de l’espace CEDEAO.
Cette journée, au-delà du rassemblement a été une belle occasion de sensibilisation, à la connaissance des deux maladies et aussi, avec la présence de femmes en rémission, de savoir que dépistée plus tôt on en guérie.

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