Abidjan, le 06 novembre 2026 – Le samedi 31 octobre 2026, l’Université Nangui ABROGOUA, a vecu un moment inoubliable, où se mêlait formation et découverte. Il s’agit de la soutenance d’une thèse de doctorat intitulée : « Évaluation du potentiel de promotion tumorale de l’huile de palme origine Côte d’Ivoire ».
Cette soutenance a été faite par le doctorant AGNIMEL Augustin Nicolas, qui a travaillé sous la direction scientifique du Dr KAMAGATE Adama, Maître de conférences spécialiste en physiologie animale, en pharmacologie et en phytothérapie. Le sujet portait sur une question qui alimente depuis plusieurs années de nombreuses controverses au sein des ménages. Il s’agit de l’éventuelle implication de l’huile de palme dans la survenue du cancer.
L’objectif de cette étude était d’évaluer si, effectivement, l’huile de palme produite en Côte d’Ivoire peut être un potentiel facteur de promotion tumorale, susceptible de favoriser le développement de cancers.
Pour répondre à cette interrogation, une expérimentation a été menée pendant 180 jours sur un total de 60 rats Wistar, mâles et femelles.
L’huile de palme a été comparée à l’huile d’olive, reconnue pour ses vertus bénéfiques sur la santé, ainsi qu’à une huile présentant un potentiel risque de promotion de tumeur.
Les chercheurs ont suivi plusieurs paramètres biologiques et physiologiques, notamment l’évolution du poids corporel, le profil lipidique, les marqueurs biochimiques cardiaques, hépatiques et rénaux, les transaminases, certains électrolytes sanguins, des marqueurs tumoraux, ainsi que les caractéristiques biométriques et histopathologiques du foie, des reins et du cœur.
Les résultats obtenus se sont révélés globalement rassurants. À l’exception d’une modification du profil lipidique hépatique liée au métabolisme des triglycérides. Cette modification ont montré les effets d’une consommation chronique d’huile de palme. A part cette observance, aucun effet néfaste majeur n’a été observé chez les animaux étudiés.
Par ailleurs, l’huile de palme n’a entraîné aucune augmentation significative des marqueurs tumoraux par rapport à ceux observés avec l’huile d’olive. Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux huiles concernant les indicateurs étudiés de promotion tumorale.
En conclusion de cette recherche, l’huile de palme d’origine ivoirienne ne présente pas de propriétés favorisant le développement de tumeur dans les conditions expérimentales de l’étude.
Ces résultats apportent de nouveaux éléments scientifiques au débat concernant l’huile de palme sur la santé et suggèrent qu’une consommation modérée peut s’intégrer dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
La qualité scientifique de ce travail a été saluée par le jury, qui a souligné la pertinence des résultats pour la nutrition et la santé publique en Côte d’Ivoire.
Dr KAMAGATE Adama

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